Des petits trous (ou mon amour du piercing)

Des petits trous des petits trous toujours des petits trous, des trous de première classe, des trous de seconde classe …. bref je m’égare.  Aujourd’hui parlons piercing.

J’ai depuis bien longtemps eu cette envie, que dis-je ce besoin de faire des petits trous dans ma peau. Mais pas n’importe quel trous, des piercings plus précisément. Après mes lobes tout simples (fait en bijouterie la plus grosse erreur qui soit) le suivant que j’ai attendu pas loin de 5 ans fut mon hélix droit. J’ai choisi d’attendre de ne plus vivre chez mes parents et de ne plus dépendre d’eux financièrement pour faire ce premier vrai piercing.

J’ai écumé les sites internet et épluché les avis avant de trouver mon salon de piercing(qui l’est toujours pas loin de 6 ans après). Il m’a fallu du temps avant de me décider mais j’ai pris rendez vous et j’ai sauté le pas pour mon 21 éme anniversaire. Un cadeau de moi à moi. Je ne savais pas encore à l’époque qu’il ne serait que le premier d’une longue lignée.

Ce premier piercing me fit découvrir un nouveau monde qui s’ouvrait à moi. Ayant souffert de mes lobes pendant bien longtemps et ne pouvant à l’époque pas porter les matières que je souhaitais je me posais des questions quand à la viabilité de mon hélix. Sauf que là tout était différent, un trou net fait à l’aiguille qui perce donc proprement les chair et ne les déchire pas comme le fait le pistolet et une matière compatible (de l’acier chirurgical). Mon hélix ne m’a quasiment pas embêté jusqu’au jour ou j’ai du le retirer en catastrophe pour me faire opérer en urgence alors qu’il avait 3 mois à peine.

Le remettre à la sortie de l’opération fut je crois un des pire moment que j’ai jamais eu à vivre. Il a fallu à ce moment là recommencer à zéro la cicatrisation (quand on sait qu’un cartilage mais de 9 mois à 1 an cicatriser entièrement…). Mais 1 an après ça j’ai décidé sur un coup de tête de faire percer ma langue. J’étais à l’époque en apprentissage, j’ai attendu d’être en semaine à l’école pour le rendez vous (je me suis dit que ce serait plus évident pour moi), j’ai choisi également de faire ça avant un long week-end pour avoir le temps de cicatriser un chouilla et d’être en mesure de parler un peu en cours.

Je n’avais pas peur de la douleur, juste de voir l’aiguille, alors j’ai fermé les yeux et je n’ai rien senti. Moins de 10 jours après ayant eu la chance de ne presque pas gonfler je retournais voir le perceur pour faire ajuster la barre. Et quelques 6 mois après je me faisait faire le tragus. Celui là fut le pire sur le moment du perçage. Le bruit que fait le cartilage qui est percé est littéralement affreux et mon perceur a clairement eu peur que je lui colle une droite vu comment j’ai serré les poings fort. La douleur il n’y en a pas, c’est vraiment le bruit qui est effrayant.

J’ai eu ensuite un surface qui a rejeté au bout  d’un an mais comme tout surface je savais en le faisant qu’il rejetterais. Trouvant mes lobes un peu vides j’ai décidé pour mon anniversaire suivant de me faire percer les seconds lobes. Un an plus tard et en compagnie de la mère de ma moitié j’ai fais mes troisièmes lobes (elle aussi) et un second hélix à l’oreille droite.

Ce qui fait si l’on compte bien un total de 10 piercing (+ un retiré), la mère de ma moitié avait envie depuis quelques années de faire son troisième lobes mais elle n’osait pas franchir le pas se souvenant de ses deux premiers lobes fait en bijouterie, des soucis qu’elle avait rencontré avec eux lors de la cicatrisation. En voyant les miens et la facilité de cicatrisation que j’avais, elle a décidé de m’accompagner et c’est comme ça que nous avons fait nos troisièmes lobes en même temps. Elle a tellement apprécié l’expérience qu’elle était prête se refaire faire d’autre piercing le lendemain.

Petite anecdote, le père de ma moitié et sa sœur ont une peur bleu de tout ce qui est aiguille et piercing. Du coup en sortant nous avons voulu leur faire une blague et je les ai appelés en catastrophe pour leur faire croire qu’il y avait eu un soucis avec le piercing de la mère de ma moitié et que je l’emmenais à l’hôpital parce qu’elle n’arrêtais pas de saigner. Nous avons beaucoup rigolé de leur réaction mais vite dit la vérité en entendant leur ton paniqué.

Nous voila donc à cet hiver (décembre 2015) ou profitant de mon retour en France pour les fêtes de fin d’année je suis parti faire mes 4 émes lobes ainsi que mon septum. Je ne compte pas m’arrêter là et j’ai un certains besoin de symétrie (tout du moins en nombre) donc il va falloir que je remplisse mon oreille gauche entre autre. J’ai déjà d’autre projets en tête pour compléter ma collection (au moins 9, 4 à droites et 5 à gauche) au niveau des mes oreilles.

J’apprécie vraiment ce moment juste après le piercing ou je me regarde dans le miroir, pour l’instant j’ai toujours eu cette impression en me regardant juste après que les piercings étaient déjà là qu’ils faisaient parti de moi depuis toujours, et qu’en les réalisant je les avais juste affichés à la vue de tout le monde. J’aime la sensation de l’aiguille qui traverse ma peau pour faire ces trous. Je reconnais la douleur que ça m’apporte mais celle ci permet de découvrir une nouvelle part de moi. Un peu comme une chenille qui se transforme en papillon. A chaque nouveau trous je suis le papillon qui se transforme en chenille.

Je n’aime que les bijoux très très très très simples (de simples billes en métal) ce qui fait que mes piercings ne sont quasiment jamais remarqué par mes interlocuteurs. Je ne sonne pas au portiques des avions (et c’était ma plus grande peur quand j’ai pris l’avion pour les USA), le plus casse pied fut d’avoir à commencer à les retirer pour un IRM jusqu’à ce que je gentil infirmier en charge de m’accompagner (que j’avais presque supplié de m’aider) jusqu’à la machine m’annonce que je n’avais pas besoin de les retirer vu que ma tête ne serait pas dans la machine et que j’allais porter un casque sur les oreilles. J’avais juste remplacé le temps de l’examen le bijoux en métal de ma langue par un entièrement en plastique (barre et bille) acheté exprès pour l’occasion et que j’ai enlevé aussitôt l’examen fini pour remettre celui en acier chirurgical.

Encore aujourd’hui très peu de mes collègues ont remarqué mon septum ou mon piercing à la langue et ça me va très bien ainsi. Je me sent bien avec ces trous dans mon corps et ceux ci me correspondent (et même les moqueries et les surnoms de passoire que je peux avoir quelques fois ne me feront pas changer d’avis). J’aime mon corps avec ces nouveaux ajustement.

Après les piercings le prochain projet c’est de passer sous le dermo, mais il me faut économiser pour ça au vu du coût d’un tatouage (et je préfère payer la qualité que regretter une bouse à vie ou devoir passer par la case laser) et vu que je n’ai pas qu’un seul tatouage en tête je pense que cela va rester à l’état de projet tant que je n’aurais pas complété la collection de mes oreilles.

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Le baseball

L’été dernier la sœur de ma moitié est venue passer quelques semaines de vacances avec moi. Passionnée par la culture américaine, elle a découvert pas hasard qu’il y allait y avoir un match de baseball pendant qu’elle était là. Un petit tour sur le site internet et l’achat de billets (après une heure passée sur la carte interactive du stade pour savoir où se placer) nous étions en route pour le match.

Nous avions prévu le coup, un pique-nique pour manger, le départ pour le stade (à une bonne heure de route de mon domicile) à la sortie du boulot pour être à l’heure au match. La crème solaire et également un article expliquant les règles de bases du baseball.

Il faut bien avouer que je n’avais aucunes connaissances sur le sujet alors j’ai pris conseil auprès de mes collègues.  Et ce fût la douche froide ils m’ont annoncé un match pouvant durer plus de 3heures, pas beaucoup d’actions en bref que j’allais m’emmerder.

C’est un peu sur la réserve que nous nous somme rendus au stade. Et là tout semblait différents. L’avant match à consacré au Wall of Fame l’un des anciens joueur de l’équipe, et le match s’est plutôt bien (et rapidement) passé, l’équipe locale à gagné nous avons même eu droit à 2 home run.

La semaine d’après mon meilleur ami et sa soeur étaient également de la parti et nous avons voulu tenter l’expérience à nouveau. Nous avions pris quasiment les mêmes dispositions pour nous rendre au match. Nous avions également prévu, en tablant sur un match court comme la dernière fois (un tout petit peu plus d’une heure et demi) d’aller faire en ville des photos de nuit.

Sauf que rien ne s’est passé comme prévu. Trois accident sur la route (1 sur l’itinéraire principal et 2 sur l’itinéraire de secours) et quasiment deux heures après le départ de la maison nous avons enfin atteint le stade et rejoint mon meilleur ami et sa soeur, nous avons mangé avant de nous rendre dans le stade et quand nous sommes enfin rentré dans celui ci le match avait déjà commencé. La chaleur était bien plus importante ce soir là que la soirée précédente, et sous la chaleur étouffante et presque pas de vent nous avons assisté à un match qui s’est éternisé, plus de 3 heures de match pour assister à une défaite cinglante de l’équipe locale.

Le match fut vraiment long et bien moins intéressant que le premier du coup il a bien fallu nous occuper. Nous nous sommes donc amusés à nous prendre en photo entrain de prendre des photos (oui les reflex sont autorisés dans les stades de baseball, la seule limite est les objectifs faisant plus de 25 cm de long qui sont interdits). Nous étions placé au même endroit que la première fois et avions plutôt une bonne vue sur le terrain.

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Après le match nous avons décidé malgré l’heure tardive d’aller faire quelques photos dans un coins que nous avions repéré en ville.

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Nous sommes rentrés a près d’une heure du matin à l’appartement plutôt crevés dépités du match mais plutôt content des photos prises après celui ci.

Il est clair pour moi que je ne retournerais pas voir un match de baseball, la deuxième expérience m’a pas mal retirée l’envie d’y retourner (pour être honnête je crois que même si on m’offrait des places je n’y retournerais pas). Et je n’ai pas d’affinités et soyons clair pas d’intérêt pour ce sport. C’était une expérience à faire au moins une fois, je ne regrette pas de l’avoir vécu mais je pense que je prendrais plus de plaisir à aller assister à un match de hockey.

D-Day 6 Juin 1944

Aujourd’hui il y a 72 ans avait lieu le débarquement allié sur le plages de Normandie. 

Sous le nom de code « operation Overlord » le D-day vu débarquer sur les plages (Gold Juno et Sword pour le débarquement Anglais et Canadien, Utah et Omaha pour le débarquement Américain)de Normandie 156000 soldats Américains, Canadiens et Anglais.

Près de 4000 soldats alliés perdirent leur vie ce jour là. Plus d’un milliers furent blessés / portés disparus lors du débarquement. 

Le débarquement débuta à 6h30 en ce 6 Juin 1944 (prévu initialement le 5 Juin 1944 le débarquement fût décalé d’un jour à cause des conditions météos). Il fallut une semaine aux alliés pour sécuriser entièrement les plages du débarquemen. 

Sur Omaha Beach plus de 2000 soldats perdirent la vie pendant ce débarquement. 

Il est de notre devoir de nous souvenir, de nous souvenirs de ces hommes qui ont combattu pour nos libertés et pour nous libérer 

Il y a 72 ans la France était un pays occupé par l’ennemi. Ces hommes sont venu nous libérer. Nous ne devons pas oublier ce qui nous a conduit là et les dérives sectaires ayants conduit à la Seconde Guerre Mondiale. 

Aujourd’hui je pense aux soldats français qui défendent notre pays et qui l’ont défendu dans le passé. Les cours d’histoire me manquent. Étudier cette période nous permet de comprendre les erreurs commises à l’épique pour ne pas les reproduire 

Et pour conclure une chanson de Sabaton : Primo Victoria qui parle du D-Day (Lien par ici

Lundi 6 Juin

Lundi 6 Juin 2016 

Longue journée de travail, une pression de folie trop de choses à faire et pas assez de temps. Je ressent le besoin de rentrer en France, ma moitié me manque le temps est long sans elle. La situation est pas évidente pour moi ces derniers temps. Comme si cela ne suffisait pas la meteo a décidé de me jouer des tours, alors que la température avait bien baissé et qu’il faisait frais ce matin la température cet après midi en sortant du boulot était juste insupportable pour moi. Je mesure ma chance j’ai la clim dans mon appartement et j’ai une clim individuelle dans ma chambre je ne meurt donc pas de chaud chez moi mais il n’empêche 

Je crois que je préférais être ailleurs quitte à souffrir des conditions météo. 

La musique et moi

La musique depuis enfant à toujours fait parti de ma vie. Je n’ai jamais eu de limitation dans quoi écouter. Mes gouts vont du classique au rock en passant par le metal (en allant bien loin dans le black et le death), la variété française (et parfois j’ai un peu honte j’avoue) et un tout tout petit peu de rap. Le hip hop et le r&nb c’est sans moi par contre ainsi que les trucs du style Justin Bieber, One direction and co…

J’ai besoin de musique pour m’entourer une grande partie de la journée, à vrai dire je suis même incapable de travailler sans. J’ai besoin d’avoir de la musique dans les oreilles pour me concentrer. Quand j’ai le malheur d’oublier mes écouteurs au bureau je suis incapable de travailler correctement. La musique me vide l’esprit; où plutôt non elle vient combler les trous dans mon esprit et m’empêche de partir dans des délires mentaux. La musique me canalise, elle me permet de fixer mon esprit sur une autre tache sans partir dans tout les sens comme cela m’arrive trop souvent sans.

La musique m’accompagne aussi dans mes trajets en voiture, je bénis le port USB qui me permet de connecter mon Ipod à la radio et me permet d’écouter ma musique à chaque trajet que j’effectue.

Mais je n’écoute pas la musique n’importe comment. Je crois que la première fois que je me suis rendue compte de cette manie c’est l’été de mes 12 ans, chez mon parrain, j’écoutais en boucle « Killer Queen » de Queen (chanson par ici) mais quand je dit en boucle c’est à dire que j’avais enregistré sur le début d’une cassette la chanson et que je la passais et repassais toute la journée sans m’arrêter, au bout d’une semaine mon parrain à craqué et est allé m’acheter un CD de Queen pour que je change littéralement de disque.

Aujourd’hui encore j’écoute la musique comme ça. Je fonctionne par période, à écouter encore et encore la même chose en boucle (que ce soit un album ou même une seule et unique chanson). la radio n’est vraiment pas mon truc, trop de chansons différentes passent les unes à la suite des autres.

J’ai besoin d’écouter les chansons jusqu’à avoir envie de passer à autre choses (ce qui met du temps à arriver soyons clairs). En ce moment ce qui m’occupe l’esprit c’est Debauchery Ironclad Declaration of War (vidéo par ici âmes sensibles et pas fan de Death metal s’abstenir), je n’arrive pas à passer à autre chose j’ai besoin que mon cerveau me dise que la phase est passée pour réussir à passer à autre chose. Je sais que c’est pas bien normal mais en même temps ça fais parti d’une de mes manies.

J’arrive parfois à écouter des chansons différentes mais c’est toujours sur des playlists bien définies. Personnellement ça ne me dérange pas c’est surtout au contact des autres que c’est plus compliqué. Je ne peux pas sur haut parleur écouter la même chanson, le même album en boucle les personnes m’entourant sont vites saoulées. Du coup j’ai en permanence mes écouteurs avec moi, certains trouvent ça égoïste mais ça me permet de m’isoler, de rentrer dans ma bulle, et de me concentrer.

La musique fais partie de ma vie, sans elle, je ne sais pas me concentrer (ou je ne sais plus me concentrer vu que cette habitude est maintenant bien ancrée en moi). J’aime pourtant découvrir de nouveaux groupes, de nouvelles musiques mais il faut que j’ai passé la phase d’une de mes musiques habituelles pour être en mesure de m’ouvrir à autre chose.

La dernière phase c’était Ex-Deo, le groupe de Maurizio Iacono (Kataklysm) l’album Caligvla ( Vidéo par ici plutôt metal symphonique celui là), je ne sais pas encore quelle sera la prochaine mais je sais qu’elle arrivera car c’est ainsi que je fonctionne depuis toujours.

Le plus parlant de ma consommation musicale était la possibilité d’avoir les informations du nombre d’écoute d’une chanson sur Itunes, malheureusement (ou heureusement ) pour moi mon application de musique actuelle ne me permet plus de savoir les statistiques de mes écoutes. J’aime la musique, j’ai toujours aimé ça et je pense que je suis loin d’en avoir fini avec elle.

Mon seul regret aux USA est de ne pas pouvoir aller voir des concerts des groupes que j’aime pour des raisons pratiques et financières (les places de concerts ici sont hors de prix si l’on achète pas les places officielles à la sortie de celle-ci). C’est une des choses qui me manque le plus au sujet de la musique, la possibilité d’aller avec ma moitié voir des concerts.

Dimanche 5 juin 

Dimanche 5 juin 2016 

Réveil ce matin en sursaut par un coup de fil. Le ton de la journée était lancé. Une journée au temps bizarroïde, lourd gros pesant mais avec un vent frais une alternance de soleil et vent froid et ciel gris et températures chaudes. Le ciel est tombé sur la tête. Dimanche de repos mais le travail m’a quand même pris du temps, rattraper ce qui n’a pas pu être fait la semaine passée pour ne pas commencer la nouvelle avec du retard et sous l’eau. Un peu de repos, un peu de jeux vidéos (CoD2 mon amour ), un peu de Skype avec ma famille et la préparation d’un texte et d’une vidéo pour l’enterrement de vie de jeune fille d’une de mes très bonnes amies auquel je ne pourrais pas assister à cause de la distance (une escapade en France pour deux jour serait compliqué 12000km et le jetlag pas évident). Un dimanche à replonger dans mes souvenirs du lycée. Quelle douce époque ! 

Et pour finir maintenant que la température est tombée et que j’ai pu ouvrir mes fenêtres pour aérer mon charmant voisin du dessous a décidé de faire un barbecue sur son balcon et j’ai de la fumée qui remonte jusqu’à chez moi. 

Ma première alerte tornade

Quelques mois après mon arrivée j’ai eu la chance de vivre ma première alerte tornade. Les orages étaient plutôt fort, et les changements de temps rapide. Un après midi d’orage comme un autre, en revenant du boulot séance de sport jusque là rien d’anormal. De retour dans l’appartement je met là télé, la météo annonçais des orages violents mais sans plus. Et puis d’un coup l’écran devient noir. Et puis une sirène se met en route. Et un écran bleu suivi d’une voix automatique annonçant une alerte d’urgence.

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N’ayant jamais vécu ça en France je ne savais pas trop quoi faire. Je n’avais jamais vu ça que dans les films! Et puis mon téléphone qui était en mode silencieux se met à vibrer et à sonner comme un fou et la je me dit qu’il y a un soucis.

Je regarde l’écran et tombe nez à nez avec ça :

Alerte d'urgence

J’ai eu l’angoisse de ma vie, je ne savais pas quoi faire. Les seules images de tornade que j’avais à l’époque était celle des films avec des tornades détruisant tout sur leur passage. J’en menais pas large. J’ai appelé en catastrophe ma chef pour savoir quoi faire. Elle m’a redonné les consignes d’urgence et expliqué quoi faire: m’éloigner des fenêtre, aller dans un sous sol si j’en ai un ou une pièce sans fenêtre.  N’ayant pas de sous sol dans ma résidence le seul endroit ou je pouvais me mettre loin des fenêtres était ma salle de bain.

Le temps était très orageux, les vents violents très bruyants et d’un coup le silence total, plus aucun bruit. J’ai voulu voir ce qu’il se passait, alors j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu un mur blanc. Je ne saurais pas décrire ça autrement. Mon balcon n’était plus visible les vents était tellement violent qu’ils formaient comme un mur blanc qui absorbait tout les sons.

C’est passé rapidement, et la tornade ne nous a pas touchés, elle s’est abattu à 50km de là. Cette première expérience m’a plutôt impressionnée. Et le meilleur était à venir. Après que l’alerte soit levée et que tout soit fini le ciel à changé de couleur et la lumière était rose / violette.

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Au bout de la troisième ou quatrième alerte j’ai pris le plis et je ne suis plus en panique à chaque fois que l’alerte arrive.

J’ai trouvé le système d’alerte plutôt efficace. L’alerte est envoyé directement et automatiquement sur tout les mobiles connectés au réseau de la zone d’alerte. En ouvrant celle ci elle renvoyait vers le site du national weather service (nws) avec le descriptif détaillé de l’alerte et les consignes d’urgence. Celle ci est indépendante de toute application installé sur le téléphone et ne tient pas compte du mode nuit installé sur certains portables (j’ai testé l’alerte inondation qui m’a servi de réveil en sursaut à 2h30 du matin alors que je dormais profondément). L’alerte est arrivé en même temps sur mes deux portables, le français qui était connecté au wifi et l’américain connecté au réseau.

Cette alerte n’est pas que lié à la météo, il y a deux mois de ça un bébé de 7 semaines à été enlevé dans le centre commercial à côté de chez moi (il a été retrouvé sain et sauf quelques heures après chez la personne qui l’avait enlevé). L’alerte a retenti à la fois sur mes portables et celui de ma mère qui était présente chez moi. Ce système d’information est plutôt efficace à mes yeux mais j’espère tout de même ne plus avoir a y faire face. Je pensais pourtant en partant que la Pennsylvanie ne faisait pas parti du couloir des tornades mais j’avais du me tromper j’ai eu l’an passé une petite dizaine d’alertes.

Samedi 4 Juin

Samedi 4 Juin 2016

Journée de repos, mais pas tant que ça réveil ce matin pour aller m’occuper de la voiture. Je pensais que tout irais vite comme les autres fois  sauf que ce matin à l’agence ce n’est pas la personne qui est là d’habitude, alors que j’arrive à temps pour mon rendez vous il y a encore 4 personnes qui attendent devant moi, la personne a l’accueil semble complétement débordée et le système informatique semble en rade. J’ai passé plus d’une heure à attendre du coup pour qu’on s’occupe de moi. J’ai été en rogne pour le reste de la journée. Ensuite course et retour maison. En fin d’après midi j’installe la nouvelle version du logiciel de ma webcam et là mon pc a décidé de crasher. Il m’a fallut 3h pour réussir à le faire fonctionner à nouveau. C’est décident une mauvaise journée. J’attends avec impatience les orages de cette nuit. Ils ont annoncé des risques de coupure de courant ce serait comique…

Mes manies, mes habitudes et moi

Depuis aussi loin que je me souvienne j’ai toujours eu des manies, un besoin de contrôle, de répétition et je hais le changement. Les déménagement ce n’est pas mon truc, du tout, je fais de la résistance contre ça pour ne pas avoir à changer mes habitudes.

Partir au USA fut un sacré pas pour moi, le déménagement m’a causé un sacré stress. Sans mes repères je pars à la dérive. J’ai du laisser un grand nombre de mes affaires en France, je ne pouvais pas tout emporter et mon expatriation étant temporaire. Mais ce fut dur pour moi de décider d’emporter ce qui m’était nécessaire à mes yeux. Une fois enfin bien en place dans ma routine à l’hôtel il était déjà temps de repartir pour mon propre appartement. Une étape pas facile à vivre pour moi. Bien que l’appartement m’offre plus de liberté j’aimais certaines des facilités offerte par la vie à l’hôtel. Notamment le petit déjeuner que je pouvais prendre sur place.

Pendant les 15 jours à l’hôtel j’ai mangé tout les jours la même chose. Parce que ça me convenait et que ça m’aidait à m’adapter à ma vie ici. Encore aujourd’hui, mes petits déjeuner sont similaires tout les jours (avec le week-end des choses différentes mais qui se répètent chaque week-end). Il m’arrive par phase de changer un élément mais celui ci va me suivre ensuite pendant toute la phase.  A l’heure actuelle mes petits déjeuner en semaine se composent de deux œufs au plat et de deux tranches de bacon ainsi qu’un demi litre de café. Et le week-end c’est gaufres café et verre de jus d’orange.

Je n’aime pas changer, je n’accepte le changement (difficilement) que quand je n’ai pas d’autres choix ou pour faire plaisir par exemple.  J’aime manger encore et encore la même chose. Idem pour les films  / séries que je peux voir et re-voir en boucle. Ces choses que je fais encore et toujours me rassurent.

En semaine, je vais au boulot tout les jours à la même heure. Je rentre, je me change et je vais au sport. Depuis que le sport est devenu une habitude j’ai du mal à faire sans, malade, fatiguée baisse de moral ou pas je fais ma séance de sport, ça m’aide à me sentir mieux. Cet hiver avec le retour de ma sciatique et de mes mots de dos je n’ai pas réussis à m’arrêter et j’ai continué à faire du sport. Ce qui avouons le n’était pas très malin de ma part mais je n’ai pas réussir à faire autrement. Ces habitudes rythment ma vie.

Le plus gros changement auquel j’ai du faire face est le café. J’aime le café mais pas celui qu’ont trouve ici, alors j’ai du changer mes habitudes à ce sujet. Je me suis tournée vers le thé mais remplacer mes habitudes de café ne fut pas chose aisée.

J’aime ma vie comme elle est constante, avec la même chose tout les jours mais je sais aussi que les habitudes que j’ai ici aux USA ne sont que temporaires. J’ai hâte de rentrer en France de retrouver mes affaires, mes habitudes, ma vie d’avant. Le changement ce n’est pas pour moi ça ne l’a jamais été.

La constance fait parti de ma vie, elle aide à apaiser mes peurs, elle me cadre et me libère de mes peurs. Nous sommes samedi après midi, comme tout les samedi j’ai fais mes courses alimentaires, je me suis pris à manger des makis comme tout les samedi (les seuls samedis midi ou je n’en mange pas c’est quand ils en ont pas) et je suis devant mon écran d’ordinateur comme tout les samedi après midi et je regarde pour la 7éme ou 8éme fois peut être le même film.

J’ai des certaines manies/ habitudes concernant les voyages, quand je fais un voyage entre Paris et la région Rhône Alpes d’où je viens, en train je ne peux m’empêcher de regarder le même film encore et toujours. Je n’arrive pas à faire autrement. Il faut que je le regarde.

Pour les vêtements pareils je suis incapable de changer, j’achète plusieurs fois exactement les même car j’en ai toujours une version propre et je peux comme ça porter la même chose tout les jours. Le changement est vraiment dur pour moi. Je n’aime pas perdre / prendre du poids car cela force un changement de vêtements et ça me perturbe énormément à chaque fois.

Ces habitudes guident ma vie, et ce qui m’a aidé ici à ne pas trop virer dingue à cause du changement fut que mon poste actuel est exactement le même qu’en France. Les mêmes taches, les mêmes accès, pas le même groupe (ce qui fut un peu dur) mais la même fonction.

Dès fois je me dit que ces habitudes ne sont pas tout à fais normal. Que d’être coincé dans ces habitudes n’est pas bon pour moi mais je n’arrive pas à faire sans alors je continue à vivre comme cela.

 

Vendredi 03 Juin

Vendredi 3 Juin 2016

Une longue journée qui clôture cette semaine de travail. Des urgences dans tout les sens, une chef absente, des réunions en français qui finissent sur la pluie et le beau temps. Et 3 heures de vérifications de données. La chaleur semble diminuer un peu et des gros orages sont prévu pour ce week-end. Le week-end va me faire un bien fou même si quelques trucs planifiés qui vont me forcer à me lever demain matin mais pas le choix.