Le principe des pourboires

En France les pourboire c’était un concept totalement inconnu pour moi. Je n’avais pas du tout l’habitude, cela ne faisait pas parti de ma culture. J’avais lu des guides sur la vie américaine donc je savais à peu près a quoi m’attendre lorsque j’ai eu à aller au restaurant pour la première fois.

C’était quelque chose d’étrange pour moi, j’ai vite appris à m’adapter mais les calculs pour moi n’était pas évidents. Ici ils font tous ça de tête moi il me fallait sortir pendant quelques temps mon portable pour faire les calculs. Il fallait aussi que je pense à avoir du liquide avec moi (jusqu’à ce que je découvre que l’on pouvait ajouter sur la note le pourboire même en payant par carte bancaire).

Sauf que les pourboires ne s’arrêtent pas qu’aux resto et bars. Tout ce qui est du service à la personne induit des pourboires et là c’est devenu plus complexe pour moi.

J’ai eu besoin d’aller chez le coiffeur quelques temps après mon arrivée. J’ai donc pris un rendez vous chez un coiffeur du coin (après avoir pris des avis auprès de mes collègues et sur internet). Heureusement pour moi j’ai pris rendez vous à une heure de pointe et j’ai découvert avec surprise que les pourboires étaient  la règle chez le coiffeur également. J’ai donc pu me préparer en allant retirer du liquide  avant mon rendez vous.

La pratique qui m’a semblé le plus bizarre était que chez le coiffeur contrairement au restaurant, le pourboire est a mettre dans une petite enveloppe à disposition à la caisse et a ensuite donner directement au coiffeur / ou à laisser à l’accueil avec le nom du coiffeur.

Il faut savoir aussi que de ce que j’ai pu observer les différents postes chez le coiffeurs sont occupés par différentes personnes. Ce n’est pas la même personne qui va s’occuper de nous de A à Z. La coupe , le séchage, la couleur tout ça est fait par différentes personnes (et du coup il faut prévoir le pourboire en conséquence). En France j’ai toujours eu l’habitude d’avoir une seule personne pour s’occuper de moi de A à Z chez le coiffeur, je ne m’attendais donc pas à ça (et niveau pourboire je n’avais pas prévu ce cas de figure heureusement la dame de l’accueil m’a proposé de mettre les différents noms sur l’enveloppe pour que les coiffeurs partage).

C’est vraiment encore et toujours un élément culturel difficile pour moi même si j’en comprend le principe. J’ai l’impression de ne pas savoir gérer correctement et analyser le service rendu pour estimer le pourboire. J’ai toujours peur de ne pas donner le bon montant et du coup je me retrouve bien souvent à donner trop (par peur de ne pas donner assez). J’avoue apprécier aller au restaurant avec des collègues comme ça c’est eux qui font le calcul du pourboire (et ça m’arrange grandement).

jeudi 23 Juin

Jeudi 23 Juin

La fatigue, voila ce que je retiendrais de cette semaine. Fatigue physique, fatigue morale, l’envie de rien  enfin si celle de ne plus être ici. Une envie d’ailleurs, celle d’être loin d’ici de tout laisser tomber et de rentrer mais je ne peux pas. Le décompte des jours avant mon retour en France pour les vacances n’avance pas assez vite à mon gout.

J’aimerais avoir une télécommande pour accélérer le temps et faire qu’on soit déjà en décembre.  Je n’ai pas vraiment le moral, heureusement que ma moitié est  là pour me soutenir moralement.

J’espère que ce week end me fera du bien

Voiture et autres modes de transports

Juste avant de partir aux USA j’ai dû me séparer de MA voiture la première voiture neuve qui fut à moi avant tout le monde. C’était comme mon bébé et cette voiture je l’aimais vraiment. Je l’avais choisie avec ses options, j’avais choisi ce qui me semblait mieux pour l’avoir entre Credit et location longue durée (ce fut la LDD pour moi après calculs). J’avais patienté avant de la recevoir (j’avais choisi le nouveau model d’une marque française et l’ai commandé quelques semaines avant sa sortie officielle) et j’en avais profité tant que j’ai pu. Cette voiture ce fut un déchirement pour moi quand j’ai du m’en séparer. J’aime conduire, j’adore ça depuis le début de la conduite accompagnée (j’avais 16 ans et quelques mois ). 

En arrivant ici je me suis très très vite rendu compte que sans moyen de transport je n’allais pas aller loin. De mon hôtel à pied jusqu’à mon travail je n’avais que 10 minutes de trajet. Mon seul « problème » l’absence de trottoir. La ville ou je vis est très très très pauvre en trottoir. La route est plutôt dangereuse et même si des arrêts de bus existent ceux ci ne sont pas si bien desservis qu’en France. Quand j’ai eu trouvé mon appartement je me suis vite rendu compte qu’aller à pied au boulot voir même en bus serait très compliqué. 

À pied j’ai tenté une seule fois, quasiment 40 minutes de marche sans troittoir sur le bord d’une toute hyper fréquentée, je me suis vu mourir plusieurs fois les automobilistes ici ne prenant absolument aucunes précautions pour les piétons. 

En bus, j’ai regardé également, plus de 45 minutes de bus pour arriver au boulot et 20 minutes de marche pour aller de mon appartement jusqu’à l’arrêt de bus. De plus il m’était quasi impossible d’aller faire les courses en bus. J’ai vite laissé tombé cette option. 

Il ne me restait qu’une solution : la voiture. J’ai regardé pour une LDD comme j’avais en France. Petit soucis pour cela il faut un score de Credit élèvé (et venant d’arriver de France c’est mission impossible le score de Credit c’est quelque chose qu’il me faudra vous expliquer un jour )et le mien était tout en bas et je n’allais pas souscrire à des Credit juste pour le faire grimper … J’ai regardé également pour acheter une voiture d’occasion. Financièrement avec un payement en plusieurs fois cela aurait été possible j’avais un bon apport, petit soucis l’assurance. 

En effet avec mon permis français et ayant tout juste 25 l’assurance ici m’aurais  coûté les yeux de la tête (plus de 400$ par mois en moyenne sur les devis que j’ai effectué ) j’ai préféré laisser tomber. 

Cette solution n’aurait pas été rentable pour moi et en prime il aurait fallut que je parvienne au moment de mon retour en France à revendre le véhicule. Chose pas évidente sans perdre de l’argent. 

J’ai donc choisi de me tourner vers la location. J’ai trouvé deux agences de locations une pas loin de mon hôtel (45 minutes à pieds) mais les tarifs étaient plutôt élevés. Et la seconde plus loin (et j’ai eu besoin qu’une de mes collègues m’y conduise) mais dont les tarifs assurance comprise étaient bien plus intéressants! 

Je suis donc en location pour ma voiture. Je refais la location tout les mois et au final, financièrement j’y gagne! Pour les vacances il me suffit de déposer ma voiture à l’agence de l’occasion de l’aéroport et je n’ai rien a payé et l’esprit libre pas à m’inquiéter de si la voiture sera toujours là  mon detour . Je reprend une location à mon retour et je suis tranquille. Comme j’ai souscrit au programme de fidélité de l’agence de location j’ai des réductions sur mes locations j’ai quand je loue à l’aéroport la voiture qui m’attend et un service rapide.

J’apprécie vraiment j’ai pu conduire depuis que je suis ici une dizaine de voitures différentes et je trouve ça vraiment sympa. J’ai du mal avec la boîte automatique mais je m’y fais. J’ai encore changé de voiture hier et j’adore la nouvelle après avoir roulé pendant 6 mois en Hundai je suis maintenant en Chevrolet 


Je trouve juste dommage la couleur qui fait qu’avec la chaleur actuelle la voiture se transforme en four sur les parkings. A côté de ça c’est une merveille à conduire! 

Bref pour moi la location fut une révélation. 

Vendredi 17 Juin 

Vendredi 17 Juin 2016

Une semaine de travail enfin fini. Celle ci a duré bien trop longtemps à mon goût. Jouant sur mes émotions et sur mon moral. Garder un sourire neutre sur les lèvres pour masquer ce que je ressent réellement. Une seule envie parfois me rouler en boule ou comme dit ma sœur adorée me rouler en position fœtale et chialer un bon coup. Mais ce n’est pas possible alors un masque sur le visage des rires forcés et on s’y met. 

La journée en tant que telle ne fut pas si horrible j’ai commencé par passer 3 longues heures en réunion à switcher entre français et anglais pour me faire comprendre. Je regrette seulement de ne pas avoir eu le temps de faire tout ce que j’avais besoin de faire aujourd’hui. Aujourd’hui je viens également d’achever un cycle de 2 programmes de sport l’un après l’autre, 24 semaines complétées, 5 séances par semaine (2 de cardio 3 de renforcement musculaire) et je n’ai pas envi de m’arrêter là. Le 3eme programme n’étant pas encore disponible je vais pour commencer reprendre au dernier mois le 2eme programme ce qui me laisse le temps d’aviser. 

Le sport me vide vraiment l’esprit et m’aide à supporter la solitude de ma vie ici. 

Jeudi 16 Juin

Jeudi 16 Juin 2016

Journée fatigante. Toute la journée mon cerveau a fusé dans tout les sens pas moyen de calmer et de canaliser mes pensées. Mon attention était requise et demandée partout à la fois. 

Une petite séance de sport à la sortie du boulot qui m’a fatiguée dans le bon sens du terme. Cette séance m’a permis d’évacuer une bonne partie de la tension accumulée ce jour. 

Vivement ce week-end que je puisse dormir et me reposer. Que je puisse avoir l’esprit libre de toutes ces occupations.  

Mardi 14 Juin

Mardi 14 Juin 2016

Aujourd’hui j’ai l’estomac retourné par ce qu’il se passe dans le monde. Les évènements de ces derniers jours me donnent la nausée. J’ai peur du futur, j’ai besoin de rentrer retrouver ma moitié. Son travail à du être évacué à cause des manifestants casseurs  tout à l’heure et les dégâts à celui ci sont importants. Tout cela me stress. Ajouté à cela le stress de mon propre boulot, les deadlines qui approchent les taches qui se rapprochent plus d’un enfer qu’autre chose. Je suis dans un état de fatigue mentale avancée. J’espère ne pas craquer. J’ai besoin de penser à autre chose alors je noie mon esprit avec des séries tv et des films pour oublier.

« I pledge allegiance to the flag » ou l’amour du drapeau

Le drapeau américain, connu de par le monde, par tout le monde. En arrivant ici, un élément culturel ici était totalement différent de ma vie française.  La présence du drapeau partout ou j’allais. A l’entrée du campus de mon entreprise (et à l’entrée de toutes les autres entreprise de la zone dans laquelle je travaille),  devant les écoles, à l’entrée du complexe de ma résidence, devant l’accueil de celle ci, dans les jardins chez mes collègues. Le drapeau est partout et fait parti de la vie américaine.

Cette année j’ai pu constater que les américains ne s’arrêtent pas là, nombreux sont mes collègues à avoir quelques chose sur eux en rappel du drapeau, un pins un porte clé, un bijoux etc…et là je ne peux constater avec dépit la différence avec la France. Devant mon ancien lycée nulle part le drapeau flottais, idem devant les différents collèges que j’ai fait. Lors de ces dernières années en région parisienne, à part devant les mairies et quelques bâtiment officiel je n’ai vu que peu de drapeau français et je dois avouer que ça me chagrine un peu.  Sommes nous si peu patriotes  ou alors est ce les américains qui le sont trop ?

Ce matin, en arrivant au travail j’ai pu constater que le drapeau était en berne (Half staff ) au vue des évènements de ce week-end à Orlando. Ce n’est pas la première fois que cela arrive depuis que je suis ici. C’est déjà arrivé lors de la mort de Nancy Reagan (Site de la Maison Blanche) le 6 Mars 2016.

La fois la plus marquante pour moi fut lors des attentats du 13 Novembre 1015 en France, le lundi matin le drapeau était en berne au travail et en plus du drapeau américain sur le bâtiment principal avait été ajouté le drapeau français.

13 Novembre 2015

Les réceptionnistes avaient ajouté a côté du drapeau américain sur le bureau de réception un drapeau français.  Je travaille pour une entreprise française mais ce n’était pas  seulement pour ça, toutes les entreprises du secteur avait leur drapeau en berne.

Ce symbole de l’appartenance à un pays, j’ai l’impression que dans mon propre pays il passe un peu trop à la trappe. En ayant effectué quelques recherches sur les sujet j’ai découvert que les personnes prenant la citoyenneté américaine prêtent allégeance entre autre au drapeau américain ceci est à mes yeux un symbole fort de l’acquisition d’une nouvelle nationalité.

Ce drapeau me fait penser à mon pays, à ma patrie me donne envie de rentrer quand je vois les événements actuels en France je me dit que parfois mon pays ne tourne plus rond.

Les début en anglais 

Avant de venir aux USA mon niveau d’anglais était selon mes profs et selon moi plutôt bien. Et mes premières semaines la bas je me suis bien vite rendu compte que ce n’était pas le cas. En conversation courante j’avais parfois du mal à saisir un mot sur deux, l’accent, la vitesse d’élocution ne me facilitais pas le travail.

Après quelques soirées de désespoir et l’impression d’être complètement stupide j’ai décidé de prendre les choses en main. Fini les séries en français, ainsi que les films. J’ai décidé de regarder la TV américaine et de ne m’autoriser la TV en français que le samedi soir.

J’ai commencé par des séries que je connaissais en français et pour lesquelles j’avais déjà vu la saison en français pour être plus à l’aise.

The Big Bang Theory fut mon compagnon de tout les jours pendant quelques semaines (il y a une chaîne ici qui passe tout les jours des épisodes !!!). Et puis j’ai décidé d’aller au cinéma.

Autant joindre l’agréable a l’utile (bien que j’ai du mal à aller au cinéma sans personne pour m’accompagner) j’avais eu pour me remercier de mon travail une carte cadeau pour le cinéma du coin donc j’en ai profité.

Le premier film que j’ai vu fut Jupiter Ascending et je dois reconnaître que je n’ai quasiment rien compris si ce n’est la direction générale du film. Il a fallu que je le regarde ensuite à nouveau bien plus tard pour enfin comprendre. Cette expérience m’a déçue mais pas arrêté dans mon élan. J’ai choisi de ne pas me laisser abattre et j’ai continué à aller au cinéma, j’ai vu ensuite Kingsman et à la sortie j’avais compris bien plus que Jupiter Ascending. Alors j’ai continué, et mon anglais c’est amélioré et je suis maintenant capable de tenir des conversations sur tout les sujets (même politique / santé / musique ).

Je vais encore au cinéma régulièrement. J’avoue que j’apprécie vraiment je suis complètement capable de les comprendre. Je me suis même rendu compte que je peux maintenant regarder un film/ une série et faire autre chose en même temps sans manquer la moitié de celui ci .

Je n’ai plus besoin d’être en état de  concentration intense pour comprendre ce qu’il se passe autour de moi et j’apprécie, je suis moins en état de fatigue mentale après les journées de travail que je l’étais au départ.

Je vais au ciné régulièrement (plus de 20 fois déjà depuis le mois de janvier ) j’ai régulièrement de la part de mon travail des cartes cadeaux pour le cinéma et j’apprécie vraiment.

En décembre lors de mes vacances en France nous sommes allés avec ma moitié au cinéma voir le dernier StarWars.

Il m’a bien fallu 10 minutes avant de réaliser que:

  • Le film était pas en anglais
  • ce que je lisais sur les lèvres des acteurs ne correspondais pas à ce que j’entendais
  • Ce que j’entendais était du français

Mon cerveau fait le travail tout seul maintenant. La fois la plus spectaculaire fut lors de la sortie du dernier Jurassic Park. A un moment du film Omar Sy fait une blague en français. Je n’ai pas réalisé qu’elle était en français sur le coup j’étais juste la seule personne de toute la salle à rire. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille.

Dans la vie de tout les jours je suis maintenant capable de comprendre les trais d’esprit et l’humour de mes collègues (même si il me manque des références parfois). Je suis même capable d’avoir deux conversations dans deux langues en même temps (ça m’est arrivé cette semaine anglais avec mon collègue américain qui était dans la salle de réunion avec moi et français avec mon collègue français avec qui j’étais au téléphone).

Je suis capable de faire des traductions au vol de l’anglais vers le français et du français vers l’anglais. Je me sent capable de me débrouiller par moi même et seule certaines difficultés pour prononcer des mots (prononciation à la française mais j’y travaille ) trahisse encore que l’anglais n’est pas ma langue natale (et mon accent). Je suis capable à l’oreille de dire si la personne qui me parle est américaine ou anglaise (voir même allemande).

Le fait d’être fluent en anglais ne fait pas tout mais facilite clairement ma vie de tout les jours.

Jeudi 9 Juin 

Jeudi 9 Juin 2016 

La fatigue l’emporte sur tout, l’épuisement et cette impression de ne pas réussir à la surpasser mais aussi la tristesse d’être loin et de manquer des evements qui me tiennent à cœur (mais soyons raisonnable plus de 1300km sur 48h dont 16heures d’avions ne sont pas réalisables même si j’adore au plus profond de mon cœur les personnes présentes à cet événement). Au lieu d’une presente physique j’ai créé une présence virtuelle avec un message vidéo à l’intention de la personne au cœur de l’événement. 

Beaucoup de nostalgie de mes années lycées. J’aimais cette période sans aucune responsabilité (ou presque ) ces moments où je pouvais être libre. Ces moments passés avec respectivement mon et ma meilleure amie. Cette innocence et cette insouciance. Nostalgie quand tu nous tiens. Mon esprit sera en Suisse ce week end avec eux. 

Des petits trous (ou mon amour du piercing)

Des petits trous des petits trous toujours des petits trous, des trous de première classe, des trous de seconde classe …. bref je m’égare.  Aujourd’hui parlons piercing.

J’ai depuis bien longtemps eu cette envie, que dis-je ce besoin de faire des petits trous dans ma peau. Mais pas n’importe quel trous, des piercings plus précisément. Après mes lobes tout simples (fait en bijouterie la plus grosse erreur qui soit) le suivant que j’ai attendu pas loin de 5 ans fut mon hélix droit. J’ai choisi d’attendre de ne plus vivre chez mes parents et de ne plus dépendre d’eux financièrement pour faire ce premier vrai piercing.

J’ai écumé les sites internet et épluché les avis avant de trouver mon salon de piercing(qui l’est toujours pas loin de 6 ans après). Il m’a fallu du temps avant de me décider mais j’ai pris rendez vous et j’ai sauté le pas pour mon 21 éme anniversaire. Un cadeau de moi à moi. Je ne savais pas encore à l’époque qu’il ne serait que le premier d’une longue lignée.

Ce premier piercing me fit découvrir un nouveau monde qui s’ouvrait à moi. Ayant souffert de mes lobes pendant bien longtemps et ne pouvant à l’époque pas porter les matières que je souhaitais je me posais des questions quand à la viabilité de mon hélix. Sauf que là tout était différent, un trou net fait à l’aiguille qui perce donc proprement les chair et ne les déchire pas comme le fait le pistolet et une matière compatible (de l’acier chirurgical). Mon hélix ne m’a quasiment pas embêté jusqu’au jour ou j’ai du le retirer en catastrophe pour me faire opérer en urgence alors qu’il avait 3 mois à peine.

Le remettre à la sortie de l’opération fut je crois un des pire moment que j’ai jamais eu à vivre. Il a fallu à ce moment là recommencer à zéro la cicatrisation (quand on sait qu’un cartilage mais de 9 mois à 1 an cicatriser entièrement…). Mais 1 an après ça j’ai décidé sur un coup de tête de faire percer ma langue. J’étais à l’époque en apprentissage, j’ai attendu d’être en semaine à l’école pour le rendez vous (je me suis dit que ce serait plus évident pour moi), j’ai choisi également de faire ça avant un long week-end pour avoir le temps de cicatriser un chouilla et d’être en mesure de parler un peu en cours.

Je n’avais pas peur de la douleur, juste de voir l’aiguille, alors j’ai fermé les yeux et je n’ai rien senti. Moins de 10 jours après ayant eu la chance de ne presque pas gonfler je retournais voir le perceur pour faire ajuster la barre. Et quelques 6 mois après je me faisait faire le tragus. Celui là fut le pire sur le moment du perçage. Le bruit que fait le cartilage qui est percé est littéralement affreux et mon perceur a clairement eu peur que je lui colle une droite vu comment j’ai serré les poings fort. La douleur il n’y en a pas, c’est vraiment le bruit qui est effrayant.

J’ai eu ensuite un surface qui a rejeté au bout  d’un an mais comme tout surface je savais en le faisant qu’il rejetterais. Trouvant mes lobes un peu vides j’ai décidé pour mon anniversaire suivant de me faire percer les seconds lobes. Un an plus tard et en compagnie de la mère de ma moitié j’ai fais mes troisièmes lobes (elle aussi) et un second hélix à l’oreille droite.

Ce qui fait si l’on compte bien un total de 10 piercing (+ un retiré), la mère de ma moitié avait envie depuis quelques années de faire son troisième lobes mais elle n’osait pas franchir le pas se souvenant de ses deux premiers lobes fait en bijouterie, des soucis qu’elle avait rencontré avec eux lors de la cicatrisation. En voyant les miens et la facilité de cicatrisation que j’avais, elle a décidé de m’accompagner et c’est comme ça que nous avons fait nos troisièmes lobes en même temps. Elle a tellement apprécié l’expérience qu’elle était prête se refaire faire d’autre piercing le lendemain.

Petite anecdote, le père de ma moitié et sa sœur ont une peur bleu de tout ce qui est aiguille et piercing. Du coup en sortant nous avons voulu leur faire une blague et je les ai appelés en catastrophe pour leur faire croire qu’il y avait eu un soucis avec le piercing de la mère de ma moitié et que je l’emmenais à l’hôpital parce qu’elle n’arrêtais pas de saigner. Nous avons beaucoup rigolé de leur réaction mais vite dit la vérité en entendant leur ton paniqué.

Nous voila donc à cet hiver (décembre 2015) ou profitant de mon retour en France pour les fêtes de fin d’année je suis parti faire mes 4 émes lobes ainsi que mon septum. Je ne compte pas m’arrêter là et j’ai un certains besoin de symétrie (tout du moins en nombre) donc il va falloir que je remplisse mon oreille gauche entre autre. J’ai déjà d’autre projets en tête pour compléter ma collection (au moins 9, 4 à droites et 5 à gauche) au niveau des mes oreilles.

J’apprécie vraiment ce moment juste après le piercing ou je me regarde dans le miroir, pour l’instant j’ai toujours eu cette impression en me regardant juste après que les piercings étaient déjà là qu’ils faisaient parti de moi depuis toujours, et qu’en les réalisant je les avais juste affichés à la vue de tout le monde. J’aime la sensation de l’aiguille qui traverse ma peau pour faire ces trous. Je reconnais la douleur que ça m’apporte mais celle ci permet de découvrir une nouvelle part de moi. Un peu comme une chenille qui se transforme en papillon. A chaque nouveau trous je suis le papillon qui se transforme en chenille.

Je n’aime que les bijoux très très très très simples (de simples billes en métal) ce qui fait que mes piercings ne sont quasiment jamais remarqué par mes interlocuteurs. Je ne sonne pas au portiques des avions (et c’était ma plus grande peur quand j’ai pris l’avion pour les USA), le plus casse pied fut d’avoir à commencer à les retirer pour un IRM jusqu’à ce que je gentil infirmier en charge de m’accompagner (que j’avais presque supplié de m’aider) jusqu’à la machine m’annonce que je n’avais pas besoin de les retirer vu que ma tête ne serait pas dans la machine et que j’allais porter un casque sur les oreilles. J’avais juste remplacé le temps de l’examen le bijoux en métal de ma langue par un entièrement en plastique (barre et bille) acheté exprès pour l’occasion et que j’ai enlevé aussitôt l’examen fini pour remettre celui en acier chirurgical.

Encore aujourd’hui très peu de mes collègues ont remarqué mon septum ou mon piercing à la langue et ça me va très bien ainsi. Je me sent bien avec ces trous dans mon corps et ceux ci me correspondent (et même les moqueries et les surnoms de passoire que je peux avoir quelques fois ne me feront pas changer d’avis). J’aime mon corps avec ces nouveaux ajustement.

Après les piercings le prochain projet c’est de passer sous le dermo, mais il me faut économiser pour ça au vu du coût d’un tatouage (et je préfère payer la qualité que regretter une bouse à vie ou devoir passer par la case laser) et vu que je n’ai pas qu’un seul tatouage en tête je pense que cela va rester à l’état de projet tant que je n’aurais pas complété la collection de mes oreilles.