Les 15 premiers jours : « Heaven or Hell » part 4

Pour pouvoir être payé ici j’ai eu besoin d’obtenir un numéro de sécurité sociale (la sécurité sociale américaine n’a rien à voir avec la française!!!!). Ce numéro ici sert à tout ou presque, la personne en charge de mon arrivé m’a expliqué qu’il me fallait attendre au moins 3 jours après mon arrivée sur le sol américain pour pouvoir faire la demande. Ce que j’ai fais et le mardi après mon arrivée j’ai pris mes dispositions pour pouvoir aller à l’antenne de la sécurité sociale dont je dépendais.

Toujours avec l’accord de ma chef j’ai donné en guise d’adresse pour recevoir mon numéro de sécurité social, l’adresse de mon entreprise. Pareil que ma carte bancaire, ils m’ont annoncé qu’elle était censée arriver sous 5 jours ouvrés au maximum.

L’administration en elle même n’a rien à voir avec la française. Et pour avoir eu a visiter un grand nombre de fois la sécu en France, la social security américaine n’a rien du cauchemar que peut être son homonyme français.

Un agent de sécurité à l’entré qui demande le motif de la visite pour nous fournir un ticket pour être appelé à un guichet ne traitant qu’un seul type de demande et par conséquent au moins un guichet par type de demande. Il nous fournis également le/les documents à remplir au besoin plus stylo si nécessaire. Il vérifie qu’on dispose de toutes les pièces nécessaire pour avoir une demande complète et nous propose de revenir un autre jour si ce n’est pas le cas. Ce principe est plutôt sympa et évite de perdre du temps. Les délais d’attente sont vraiment rapide, il s’est écoulé moins d’une heure entre le moment de mon arrivée et mon départ.

J’ai donc patiemment attendu le délai donné par la dame ayant rempli mon dossier avant de m’inquiéter de ne pas recevoir ma carte. Malheureusement là fin de ce délai à coïncidé avec la découverte du vol de ma carte bancaire ( article à ce sujet ). Le soucis également qui apparaissait était qu’on était à 3 jours de la période de payement du salaire et que sans ce fichu numéro je n’allais pas pouvoir recevoir mon salaire.

J’ai donc décidé de retourner à l’antenne de la Social Security pour expliquer mon cas. L’agent que j’ai vu m’a donc expliqué que la carte avec mon numéro m’avait été envoyée le lendemain de mon passage et que j’aurais déjà du la recevoir. Il m’a proposé de me renvoyer une nouvelle carte (à l’adresse de mon appartement cette fois ci) malheureusement avec le même numéro. J’ai réussi à lui expliquer que sans ce numéro je ne pourrais recevoir mon salaire et gentiment il m’a fournis sur un papier pour numéro de sécurité social.J’ai donc pu l’envoyer à la personne en charge des salaire qui l’a rentré dans le système et j’ai donc reçu ma première paye en temps et en heure.

Il m’a également conseillé d’aller porter plainte pour le vol de la carte portant ce numéro. En effet ce numéro sert également à ouvrir des crédits ici et si jamais elle avait bel et bien été volé dans le courrier si quelqu’un s’en servait j’aurais une preuve que je n’était pas forcément à l’origine de ce crédit.

Je n’ai jamais reçu la carte originale mais j’ai reçu la seconde moins de 3 jours après ma visite à la sécu. Après calcul et vu la vitesse à laquelle ma seconde carte bancaire américaine est arrivé j’en ai déduis que les deux, carte de sécu et carte bancaire (avec son code) avait été volé le même jour dans le courrier. Je n’ai à ce jour toujours pas eu le fin mot de l’histoire mais je continue à vérifier auprès des services de vérification de crédit (qui sont monnaie courante ici et qui permettent d’avoir un état des lieux des crédit associé à notre numéro de sécurité social gratuitement) que celui ci n’est pas utilisé.

Je crois que la chance que j’ai, est que mon état civil n’est pas simple et plutôt complet ce qui fait qu’avec juste la première lettre de mon deuxième prénom le numéro de sécurité social n’est pas si facile à utiliser. Les organismes qui demandent mon numéro demandent également l’intégralité de ce prénom. Merci papa et maman de m’avoir donné plus d’un prénom pour le coup!

Ce fut la dernière galère de ces 15 premier jours. Mais après avoir réussi à surmonter ça je devait être capable de surmonter quasiment tout.

 

Les 15 premiers jours : « Heaven or Hell » part 3

J’ai donc trouvé mon appartement plutôt rapidement. Et c’est en parti grâce à ça que je me suis rendue compte du problème avec la banque.  En allant chercher un chèque de banque pour la caution de l’appartement, premier problème: au guichet pour pouvoir faire une opération ils réclament impérativement la carte bancaire. J’ai du leur expliquer que je ne l’avais toujours pas reçu (on était à J+8 de l’ouverture du compte j’étais censée déjà l’avoir reçu)mais ayant pris avec moi les papiers de l’ouverture du compte avec le numéro de ceci et avec mon passeport l’agent d’accueil à bien voulu me faire le chèque de banque.

Ici à la fin de chaque opération bancaire ils fournissent sur les récépissé le solde du compte. Et en regardant le solde il y avait un gros gros problème. En effet le solde du compte n’était absolument pas ce qu’il devait être. En peinant un peu j’ai réussi à obtenir de l’agent d’accueil un récapitulatif des opérations effectuées sur mon compte (le vocabulaire relatif aux banques en anglais je ne le maitrisais absolument pas). Et là surprise 3 opérations ATM retirant pour prés de 600$. Un peu sous le choc et ne saisissant pas tout j’ai demandé à l’agent d’accueil de m’expliquer ce qu’était les opérations avec le libellé ATM. Et la coup de chance pour moi il me dit qu’en effet il y a un soucis. Il me demande de lui confirmer que je n’ai pas reçu ma carte bancaire ce que je fais; il m’explique donc que cette fameuse carte bancaire que je n’ai pas reçu à été utilisée à 3 reprises pour faire des retraits. La douche froide.

Il me demande de patienter pour que la directrice de l’agence me reçoive et m’explique les démarches à faire.  Cela à pris un peu de temps mais une chance pour moi un des retrait à eu lieu à 30 miles de là, pendant que j’étais au guichet, ils ont bien constaté que je ne pouvais pas être à l’origine du retrait. Une heure plus tard je sortait de la banque, avec pour seule envie celle de rentrer en France et tout laisser tomber. J’ai pris la voiture pour rentrer à l’hôtel, le moral dans les chaussettes.

Et le lendemain après le travail, j’ai du aller porter plainte. Ma première et dernière je l’espère expérience dans un poste de police américain.  A ce jour je n’ai toujours pas eu le fin mot de l’histoire. Ils m’ont renvoyé une nouvelle carte mais ayant eu mon appartement j’ai pu la faire envoyer directement à mon adresse propre. Et j’ai découvert par la même occasion qu’ils envoyaient ici, les cartes bancaires, en courrier simple sans suivi, avec le code de celle ci dans le même courrier. Et pour finir la banque après enquête interne à crédité mon compte bancaire des sommes indument débitées.

Les 15 premiers jours : « Heaven or Hell » part 2

La première journée s’est bien passée, mon ordinateur était déjà prêt pour mon arrivée (ce qui diffère de mes début dans cette entreprise en France ou j’ai du attendre 3 jours avant d’avoir mon ordinateur). Le seul hic, le clavier QWERTY, aujourd’hui encore, après plus d’un an je ne sais toujours pas utiliser un clavier QWERTY j’ai trop l’habitude de l’AZERTY. Une des mes anciennes collègues française à eu la gentillesse de m’envoyer par courrier un clavier AZERTY, je l’ai vivement remerciée et bénie pour ce cadeau qui est arrivé moins d’une semaine après mes débuts aux US (je crois qu’elle m’a prise  en pitié quand je lui ai expliqué le deuxième jour que je venais de bloquer mon compte pour la troisième fois de la journée).

En ce premier jour, on m’a expliqué que les horaires étaient plutôt souple tant que je faisais mes heures dans la semaine. J’ai donc décidé de travailler tout les jours de 7h  à 15h me laissant l’après midi plutôt libre (et la possibilité d’être en contact plutôt facilement avec ma famille en France)

Le soir venu direction la banque pour l’ouverture de mon compte bancaire américaine. Tout se passe bien mais comme je n’avais pas encore d’adresse fixe (et avec l’aval de ma chef) j’ai demandé à faire envoyer ma carte bancaire à mon entreprise (adressée à mon nom bien entendu). La conseillère m’annonce que celle ci devrait être là sous 5 jours ouvrés (détail important pour la suite). Elle a également fais le dépôt sur mon compte de mon premier chèque de salaire (dans mon entreprise les contrats comme les miens reçoivent le salaire de la première quinzaine de travail directement par chèque le premier jour de travail).

Une journée bien remplie pour commencer et avec la voiture j’ai visité un peu les environs et j’ai pu repérer des endroits ou je me voyais bien vivre. Il ne me restait plus qu’à étudier les prix et prendre des rendez vous pour des visites.

J’ai rapidement pris le rythme tant au niveau horaires de boulot que décalage horaire, il ne me manquait plus que l’endroit ou m’installer et la question de l’ameublement. En effet sachant que j’allais être ici que pour une durée limitée je ne me voyais pas acheter des meubles pour ne pas savoir quoi en faire au bout de 1 ou 2 ans. Après quelques recherches sur internet et pas mal de comparaison j’ai découvert qu’il existait ici des entreprise proposant pour des longues durée la location de meubles. Ils prennent tout en charge, viennent amener les meubles à la date et l’adresse mentionnée au contrat et au retour sur simple appel viennent sous 7 jours récupérer les meubles .

J’ai pris deux rendez vous pour visiter des appartements. Un dans un complexe à 40 minutes en voiture de mon entreprise. Un dans un complexe à 10 minutes porte à porte de mon travail. Le choix fut relativement aisé et moins de 15 jours après mon arrivée je signais le bail de mon appartement. (le choix de l’appartement)

Les 15 premiers jours : « Heaven or Hell » part 1

Quand je repense à mes 15 premiers jour ici j’ai en tête la chanson des Crucified Barbara : « Heaven or Hell » (chanson ici) En effet j’ai enchaîné périodes calmes et galère sans nom… (aller porter plainte pour vol au bout de 12 jours sur le territoire américain il y à franchement rien de mieux.

Du côté cool:

  • J’ai trouvé un appartement moi même
  • J’ai trouvé un moyen de me meubler sans angoisser du retour en France
  • J’ai ouvert mon compte bancaire 48h après mon arrivée sur le sol américain

Du côté bien moins cool:

  • Quelqu’un a volé dans le courrier de ma boite la nouvelle carte bancaire américaine
  • Ce même quelqu’un à volé le code lié à cette même carte bancaire
  • Ce même quelqu’un à également volé ma carte avec mon numéro de sécurité sociale américaine (nécessaire pour pouvoir être payé dans ma boite…)
  • Et pour finir ce quelqu’un à utilisé la carte pour se servir allégrement sur mon compte américain…. (plus de 600$ retirés ça fait mal au compte).

Commençons par le commencement. Je me suis vite rendu(e) compte que sans voiture ici ce ne serait pas facile. Le problème je n’avais pas les fonds pour acheter une voiture et de plus venant d’arriver sur le territoire américain un crédit ne me serait jamais accordé et soyons clairs acheter une voiture pour un an (voir deux) financièrement ça ne vaut pas le coup.  Alors j’ai choisi la location (et je fonctionne toujours comme ça). Petit point comique la première agence de location vers laquelle je me suis tourné(e) se situait à 2 miles  (3.2km) de mon hôtel. Et 2 miles à pied sur une route sans trottoirs (parce que oui la ville ou je me suis installé(e) est très très très avare en trottoirs ) en plein hivers (j’ai posé mes valises le 31 janvier dans un état qui a un vrai hiver) ce fut une expédition avec la neige …

Avec la voiture j’ai pu commencer à me balader, visiter les environs et voir ou j’avais envie de poser mes valises. Pour aller au travail le premier jour ma chef est venue me récupérer à l’hôtel à 6h50 pour commencer à travailler à 7h00. Le décalage horaire n’ayant toujours pas été absorbé par mon corps j’ai eu droit à un réveil très  tôt  du coup c’était plutôt pratique mais ça m’a laissé le temps de stresser. Commencer un nouveau boulot  n’est pas chose aisée pour moi. Surtout dans un nouveau pays, avec des collègues que je ne connaissait quasiment pas (j’avais la chance de connaître ma chef grâce aux échanges que j’avais avec elle lorsque je travaillais encore en France et la possibilité que j’ai eu d’aller au restaurant avec elle qui a abouti à mon expatriation mais que je raconterais un autre jour)