Le principe des pourboires

En France les pourboire c’était un concept totalement inconnu pour moi. Je n’avais pas du tout l’habitude, cela ne faisait pas parti de ma culture. J’avais lu des guides sur la vie américaine donc je savais à peu près a quoi m’attendre lorsque j’ai eu à aller au restaurant pour la première fois.

C’était quelque chose d’étrange pour moi, j’ai vite appris à m’adapter mais les calculs pour moi n’était pas évidents. Ici ils font tous ça de tête moi il me fallait sortir pendant quelques temps mon portable pour faire les calculs. Il fallait aussi que je pense à avoir du liquide avec moi (jusqu’à ce que je découvre que l’on pouvait ajouter sur la note le pourboire même en payant par carte bancaire).

Sauf que les pourboires ne s’arrêtent pas qu’aux resto et bars. Tout ce qui est du service à la personne induit des pourboires et là c’est devenu plus complexe pour moi.

J’ai eu besoin d’aller chez le coiffeur quelques temps après mon arrivée. J’ai donc pris un rendez vous chez un coiffeur du coin (après avoir pris des avis auprès de mes collègues et sur internet). Heureusement pour moi j’ai pris rendez vous à une heure de pointe et j’ai découvert avec surprise que les pourboires étaient  la règle chez le coiffeur également. J’ai donc pu me préparer en allant retirer du liquide  avant mon rendez vous.

La pratique qui m’a semblé le plus bizarre était que chez le coiffeur contrairement au restaurant, le pourboire est a mettre dans une petite enveloppe à disposition à la caisse et a ensuite donner directement au coiffeur / ou à laisser à l’accueil avec le nom du coiffeur.

Il faut savoir aussi que de ce que j’ai pu observer les différents postes chez le coiffeurs sont occupés par différentes personnes. Ce n’est pas la même personne qui va s’occuper de nous de A à Z. La coupe , le séchage, la couleur tout ça est fait par différentes personnes (et du coup il faut prévoir le pourboire en conséquence). En France j’ai toujours eu l’habitude d’avoir une seule personne pour s’occuper de moi de A à Z chez le coiffeur, je ne m’attendais donc pas à ça (et niveau pourboire je n’avais pas prévu ce cas de figure heureusement la dame de l’accueil m’a proposé de mettre les différents noms sur l’enveloppe pour que les coiffeurs partage).

C’est vraiment encore et toujours un élément culturel difficile pour moi même si j’en comprend le principe. J’ai l’impression de ne pas savoir gérer correctement et analyser le service rendu pour estimer le pourboire. J’ai toujours peur de ne pas donner le bon montant et du coup je me retrouve bien souvent à donner trop (par peur de ne pas donner assez). J’avoue apprécier aller au restaurant avec des collègues comme ça c’est eux qui font le calcul du pourboire (et ça m’arrange grandement).

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Des petits trous (ou mon amour du piercing)

Des petits trous des petits trous toujours des petits trous, des trous de première classe, des trous de seconde classe …. bref je m’égare.  Aujourd’hui parlons piercing.

J’ai depuis bien longtemps eu cette envie, que dis-je ce besoin de faire des petits trous dans ma peau. Mais pas n’importe quel trous, des piercings plus précisément. Après mes lobes tout simples (fait en bijouterie la plus grosse erreur qui soit) le suivant que j’ai attendu pas loin de 5 ans fut mon hélix droit. J’ai choisi d’attendre de ne plus vivre chez mes parents et de ne plus dépendre d’eux financièrement pour faire ce premier vrai piercing.

J’ai écumé les sites internet et épluché les avis avant de trouver mon salon de piercing(qui l’est toujours pas loin de 6 ans après). Il m’a fallu du temps avant de me décider mais j’ai pris rendez vous et j’ai sauté le pas pour mon 21 éme anniversaire. Un cadeau de moi à moi. Je ne savais pas encore à l’époque qu’il ne serait que le premier d’une longue lignée.

Ce premier piercing me fit découvrir un nouveau monde qui s’ouvrait à moi. Ayant souffert de mes lobes pendant bien longtemps et ne pouvant à l’époque pas porter les matières que je souhaitais je me posais des questions quand à la viabilité de mon hélix. Sauf que là tout était différent, un trou net fait à l’aiguille qui perce donc proprement les chair et ne les déchire pas comme le fait le pistolet et une matière compatible (de l’acier chirurgical). Mon hélix ne m’a quasiment pas embêté jusqu’au jour ou j’ai du le retirer en catastrophe pour me faire opérer en urgence alors qu’il avait 3 mois à peine.

Le remettre à la sortie de l’opération fut je crois un des pire moment que j’ai jamais eu à vivre. Il a fallu à ce moment là recommencer à zéro la cicatrisation (quand on sait qu’un cartilage mais de 9 mois à 1 an cicatriser entièrement…). Mais 1 an après ça j’ai décidé sur un coup de tête de faire percer ma langue. J’étais à l’époque en apprentissage, j’ai attendu d’être en semaine à l’école pour le rendez vous (je me suis dit que ce serait plus évident pour moi), j’ai choisi également de faire ça avant un long week-end pour avoir le temps de cicatriser un chouilla et d’être en mesure de parler un peu en cours.

Je n’avais pas peur de la douleur, juste de voir l’aiguille, alors j’ai fermé les yeux et je n’ai rien senti. Moins de 10 jours après ayant eu la chance de ne presque pas gonfler je retournais voir le perceur pour faire ajuster la barre. Et quelques 6 mois après je me faisait faire le tragus. Celui là fut le pire sur le moment du perçage. Le bruit que fait le cartilage qui est percé est littéralement affreux et mon perceur a clairement eu peur que je lui colle une droite vu comment j’ai serré les poings fort. La douleur il n’y en a pas, c’est vraiment le bruit qui est effrayant.

J’ai eu ensuite un surface qui a rejeté au bout  d’un an mais comme tout surface je savais en le faisant qu’il rejetterais. Trouvant mes lobes un peu vides j’ai décidé pour mon anniversaire suivant de me faire percer les seconds lobes. Un an plus tard et en compagnie de la mère de ma moitié j’ai fais mes troisièmes lobes (elle aussi) et un second hélix à l’oreille droite.

Ce qui fait si l’on compte bien un total de 10 piercing (+ un retiré), la mère de ma moitié avait envie depuis quelques années de faire son troisième lobes mais elle n’osait pas franchir le pas se souvenant de ses deux premiers lobes fait en bijouterie, des soucis qu’elle avait rencontré avec eux lors de la cicatrisation. En voyant les miens et la facilité de cicatrisation que j’avais, elle a décidé de m’accompagner et c’est comme ça que nous avons fait nos troisièmes lobes en même temps. Elle a tellement apprécié l’expérience qu’elle était prête se refaire faire d’autre piercing le lendemain.

Petite anecdote, le père de ma moitié et sa sœur ont une peur bleu de tout ce qui est aiguille et piercing. Du coup en sortant nous avons voulu leur faire une blague et je les ai appelés en catastrophe pour leur faire croire qu’il y avait eu un soucis avec le piercing de la mère de ma moitié et que je l’emmenais à l’hôpital parce qu’elle n’arrêtais pas de saigner. Nous avons beaucoup rigolé de leur réaction mais vite dit la vérité en entendant leur ton paniqué.

Nous voila donc à cet hiver (décembre 2015) ou profitant de mon retour en France pour les fêtes de fin d’année je suis parti faire mes 4 émes lobes ainsi que mon septum. Je ne compte pas m’arrêter là et j’ai un certains besoin de symétrie (tout du moins en nombre) donc il va falloir que je remplisse mon oreille gauche entre autre. J’ai déjà d’autre projets en tête pour compléter ma collection (au moins 9, 4 à droites et 5 à gauche) au niveau des mes oreilles.

J’apprécie vraiment ce moment juste après le piercing ou je me regarde dans le miroir, pour l’instant j’ai toujours eu cette impression en me regardant juste après que les piercings étaient déjà là qu’ils faisaient parti de moi depuis toujours, et qu’en les réalisant je les avais juste affichés à la vue de tout le monde. J’aime la sensation de l’aiguille qui traverse ma peau pour faire ces trous. Je reconnais la douleur que ça m’apporte mais celle ci permet de découvrir une nouvelle part de moi. Un peu comme une chenille qui se transforme en papillon. A chaque nouveau trous je suis le papillon qui se transforme en chenille.

Je n’aime que les bijoux très très très très simples (de simples billes en métal) ce qui fait que mes piercings ne sont quasiment jamais remarqué par mes interlocuteurs. Je ne sonne pas au portiques des avions (et c’était ma plus grande peur quand j’ai pris l’avion pour les USA), le plus casse pied fut d’avoir à commencer à les retirer pour un IRM jusqu’à ce que je gentil infirmier en charge de m’accompagner (que j’avais presque supplié de m’aider) jusqu’à la machine m’annonce que je n’avais pas besoin de les retirer vu que ma tête ne serait pas dans la machine et que j’allais porter un casque sur les oreilles. J’avais juste remplacé le temps de l’examen le bijoux en métal de ma langue par un entièrement en plastique (barre et bille) acheté exprès pour l’occasion et que j’ai enlevé aussitôt l’examen fini pour remettre celui en acier chirurgical.

Encore aujourd’hui très peu de mes collègues ont remarqué mon septum ou mon piercing à la langue et ça me va très bien ainsi. Je me sent bien avec ces trous dans mon corps et ceux ci me correspondent (et même les moqueries et les surnoms de passoire que je peux avoir quelques fois ne me feront pas changer d’avis). J’aime mon corps avec ces nouveaux ajustement.

Après les piercings le prochain projet c’est de passer sous le dermo, mais il me faut économiser pour ça au vu du coût d’un tatouage (et je préfère payer la qualité que regretter une bouse à vie ou devoir passer par la case laser) et vu que je n’ai pas qu’un seul tatouage en tête je pense que cela va rester à l’état de projet tant que je n’aurais pas complété la collection de mes oreilles.

Thé ou Café

Accro depuis l’adolescence au café et également au thé il a fallut en arrivant ici revoir mes habitudes.  Moi qui avait l’habitude de boire en arrivant au travail un café avec certains collègues après avoir checké mes mails et mes urgences je me trouvais dans une situation inconnue pour moi. Ici les gens ne font pas de pause café, c’est un concept qui est totalement étranger à ma boite.

En effet, si mes collègues vont chercher un café le matin ils se contentent de le boire à leur bureau et pendant leur réunion (encore un concept qui m’a paru surprenant au départ). Ici personne ne va en réunion sans une tasse de café / thé / bouteille de soda / gobelet d’eau.Je leur paraissais étrange au départ de venir en réunion sans rien de tout ça.

Et puis j’ai assisté à mon premier « safety meeting ». C’est une grosse réunion qui se fait une fois par mois et qui réuni plusieurs département de mon entreprise pour discuter des sujets en rapport avec la sécurité (industrielle entre autre). Pour cette réunion qui regroupe une bonne soixantaine de personne le café, le thé et des bouteilles d’eau sont mises à notre disposition.

J’ai apprécié de boire mon café pendant cette réunion (j’avais oublié le mien à mon bureau), il faut dire que c’était les tout débuts de mon arrivée aux États-Unis et mon niveau d’anglais bien que correct ne m’était pas suffisent pour parvenir à suivre suffisamment à mon gout le contenu de la réunion. Je dois bien avouer également que l’accent de certains de mes collègues était plutôt compliqué à comprendre. Ma tasse de café fut mon sauveur de cette réunion. Quelque chose sur lequel me concentrer pour éviter de m’ennuyer pendant les deux heures de la réunion. Et depuis c’est devenu une habitude, je n’assiste plus aux réunions sans café ou thé.

A la différence d’en France j’ai accès ici à une cafeteria qui propose tout les jours le petit déjeuner de 7h à 10h mais qui propose toute la matinée du café et de l’eau chaude pour le thé. C’est une super opportunité. Mon seul soucis, le gout du café. Il n’y a rien à faire le café ici n’a pas de gout. J’aime le gout du café français et ici je suis en manque. Le café le plus approchant en gout que j’ai eu l’occasion de gouter ici fut un café dont les grains ou été torréfié directement par mon collègue chez lui (mais je peux décemment pas lui demander de me torréfier mon café de tout les jours ).

Et puis un jour sur internet j’ai découvert une boutique de thé à 15 minutes de chez moi. Et ce fut une révélation. Des thés pour tout les gout, nature mais aussi à différents parfums. Un design de folie qui change au fil des saisons, des thés chaud, des thés froid, une vrai merveille. J’ai eu l’occasion depuis ma découverte de gouter un grand nombre de thé de la collection et je suis accro il faut bien le dire. Mes préférés sont les tisanes pour aider à dormir. J’en ai 8 différents et j’adore, je peux changer tout les jours si je le souhaite. Ce fut une vrai découverte pour moi. On est en eté et je peux continuer à boire mes thés favoris en version glacé.

Mon thé de ce soir

J’apprécie autant le côté coloré de ces thé dans des tasses transparentes ou dans des verres que le goût de ceux-ci. J’ai réussi à convertir ma famille quand elle est venu me rendre visite. Leur seul regret : la boutique en question, canadienne, ne livre pas encore en France.

Mais le café à toujours autant sa place dans mon cœur et quand je suis en France je fais des cure pour assouvir mon besoin.

L’arrivée

Après  mon arrivée sur place j’ai été pris(e) en charge par quelqu’un missionné par mon entreprise pour m’aider à me loger et à effectuer les premières démarches administratives sur le territoire américain.

Je suis en effet parti(e) sans appartement, avec juste une chambre d’hôtel réservée pour 15 jours le temps de me retourner, de trouver où me loger. La personne chargée de m’aider après m’avoir récupéré à l’aéroport m’a gentiment déposé(e) à mon hôtel en me fixant rendez vous dès le lundi pour m’emmener à la banque de mon choix pour l’ouverture de mon compte.

L’hôtel, un immense hôtel, à juste 5 minutes à pied de mon entreprise, le pied, le seul problème en arrivant, ma chambre n’était pas disponible et l’hôtel étant plein à cause d’une compétition de gymnastique il a fallu me trouver une autre place. Heureusement pour moi au bout d’une demi heure d’attente ils ont fini par me libérer une chambre et j’ai pu enfin me poser.

La première chose que j’ai fais une fois dans la chambre fut de me connecter à internet et appeler ma famille en France et ma moitié pour les rassurer et le faire faire le tour de ce qui sera ma chambre pour 16 jours exactement. Avec le décalage horaire il était déjà 22h quand j’ai pu les contacter et je n’ai pu profiter d’eux longtemps. J’étais également fatigué(e), le voyage plus le décalage horaire mais je savais que je ne devais pas me coucher à 16h comme mon corps me le réclamait je me suis donc forcé(e) à regarder la tv pour ne pas m’endormir. Je suis descendu(e) au bar de l’hôtel à 18h terrassé(e) par la faim et la fatigue pour me chercher de quoi manger, je suis remonté(e) aussitôt dans ma chambre manger et finalement me coucher. Les émotions de cette journée avaient été bien trop fortes pour moi. J’ai laissé le sommeil m’envahir en espérant qu’il me tiendrait jusqu’au matin m’évitant ainsi la tristesse de la solitude et l’envie de courir prendre le premier avion pour rentrer.